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5 tendances achats pressenties pour 2019

Tendance Achat
20 septembre 2018
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Procurious, réseau influent créé par et pour des professionnels issus du monde des achats et de la logistique, voit la fin de l’année approcher à grands pas et s’interroge : notre environnement, les technologies, les métiers, etc. évoluent à une vitesse fulgurante… Quelles sont les tendances achats pressenties pour 2019 ? A travers l’analyse de nombreuses documentations parues cette année, voici un avant-goût des grandes thématiques à venir pour le monde des achats…

1. Gestion des fournisseurs

Les professionnels du secteur et les cabinets d’audit l’annoncent depuis quelques temps. Que ce soit AgileBuyer et le Conseil National des Achats à travers leur dernière étude ou PwC dans leurs articles, la relation acheteurs – fournisseurs continue d’évoluer pour devenir un véritable partenariat.

Selon l’enquête AgileBuyer, plus de la majorité des 600 professionnels interrogés a mis en place des actions afin de renforcer la qualité de la relation fournisseurs, notamment en « vendant » leurs besoins à certains fournisseurs et en leur donnant davantage envie de collaborer ensemble. Devenir le meilleur client de leurs fournisseurs est devenu nécessaire aujourd’hui !

Les fournisseurs, non plus considérés comme de simples approvisionneurs ou prestataires de services, s’impliquent de plus en plus dans les décisions stratégiques de leurs clients. Désormais, ils entrent dans une logique de management du TCO (Coût Total d’Acquisition) et de porteur d’innovations. Ils ont une mission de conseil, d’accompagnement pour optimiser les achats des entreprises et les faire gagner en compétitivité.

2. Blockchain et digitalisation

L’étude Jaggaer met en lumière un des enjeux principaux des directions des achats : maîtriser ses données. La majorité des répondants à cette enquête l’a bien intégré et investit particulièrement en ce sens. Les entreprises les plus avancées prévoient notamment de se doter d’assistants digitaux, dont conversationnels (52 %), de processus robotisés (48 %) et de la technologie blockchain (30 %).

Notion encore nébuleuse pour certains, la blockchain permet de stocker et d’échanger des informations de façon simple et sécurisée. Ernst & Young note d’ailleurs que le développement de cette technologie et la nouvelle transparence qu’elle induit mettra la fonction achats et les CPO (Chief Procurement Officer) en lumière dans la sphère publique.

Cependant, les directions des achats ont encore une grande marge de progression car, toujours selon l’enquête Jaggaer, 2 % des entreprises seulement déclarent s’appuyer sur des technologies intelligentes pour améliorer la prise de décision. En effet, l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée est en ordre de marche mais la digitalisation ne concerne pas encore toute l’organisation achats (collaborateurs, processus et technologies).

3. RSE

La RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) devient depuis quelques années un critère à part entière dans les achats. Selon l’enquête AgileBuyer, près d’un acheteur sur deux est objectivé sur ce sujet. Cette tendance est notamment portée par le secteur public (76 %) car les politiques d’achats publiques s’appuient sur les directives européennes et par les grandes entreprises de plus de 5 000 collaborateurs (59 %) car leur responsabilité est davantage observée et que les effectifs, plus étoffés, le permettent aussi.

Afin de mesurer les avancées en la matière, le baromètre de la norme internationale ISO 20400 a été récemment créé. Les résultats sont encourageants : entrée en vigueur seulement en février dernier, cette norme est connue, de nom, par 66 % des répondants et près de deux tiers d’entre eux ont même initié des actions en ce sens. La connaître serait l’adopter ?

Cependant, malgré une bonne connaissance des achats responsables, l’application d’une politique en ce sens n’est pas encore répandu partout. Le baromètre des achats responsables réalisé par l’ObsAR lève le voile sur les freins majeurs rencontrés par les responsables des achats : le manque d’indicateurs de mesure clair, le manque d’expertise interne ou de formation, les objectifs contradictoires achats vs entreprises et enfin les contraintes budgétaires.

4. Nouvelle génération et automatisation

Automatisation, Intelligence Artificielle, Machine Learning… ces technologies annoncent de grands bouleversements dans le monde professionnel. Michael Page UK et Procurious ont récemment interrogé près de 600 professionnels des achats à travers le monde pour connaître leur vision de la fonction à horizon 2030. Le premier constat est quasi-unanime : 92 % des répondants pensent que la profession sera radicalement différente. Ces derniers estiment d’ailleurs que 42 % de leurs tâches pourraient être automatisées dans le futur.

De plus, Michael Page et Procurious mettent en lumière quatre enjeux à court et moyen termes pour les professionnels des achats :

  • Améliorer et valoriser l’image de la fonction achats
  • Adopter et maîtriser les technologies existantes et à venir
  • Optimiser la gestion des données via les technologies
  • Adapter et perfectionner continuellement ses compétences

L’ensemble de ces évolutions (automatisation des tâches, valorisation de la fonction…) tendent à transformer les métiers achats vers du conseil stratégique.

5. Gestion des risques

Brexit, protectionnisme, guerres commerciales… les risques sont partout et ne cessent de se multiplier. Selon Deloitte, les principaux risques auxquels font face les directions de achats aujourd’hui sont liés à la volatilité des prix, aux paiements, au respect des réglementations, aux approvisionnements et à la perception des clients.

Face à l’ensemble de ces éléments, couplé aux attentes et besoins des organisations, les directions des achats sont sur tous les fronts et tentent de répondre aux besoins moyen terme de gestion des coûts tout en conservant une vision long terme et en restant à l’affût des opportunités stratégiques. C’est en ce sens que la fonction achats a un rôle crucial à jouer : en s’appuyant sur les nouvelles technologies pour pouvoir finalement évoluer vers du conseil stratégique !

 

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