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Quel avenir pour la fonction achats en 2030 ? [PARTIE 3 COMPETENCES]

avenir fonction achats 2030 compétences
8 novembre 2018
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Après avoir abordé les perspectives et la préparation nécessaire de la fonction achats à la transformation digitale, Michael Page et Procurious s’intéressent aux compétences dans le 3ème volet de leur étude*. Quelles compétences de la fonction achats pourront être remplacées ou automatisées par les nouvelles technologies et lesquelles resteront inhérentes à l’humain ?

Fonction achats en 2030 : automatisation vs humanisation

Il y a encore une dizaine d’années, les décisions stratégiques majeures pour la fonction achats étaient de deux ordres : externalisation/internalisation et centralisation/décentralisation. Aujourd’hui, ce postulat n’est plus d’actualité. Pour 52 % des répondants, la grande question stratégique est : automatisation ou humanisation ?

Les Directeurs Achats doivent différencier les tâches qui doivent être confiées aux humains et aux nouvelles technologies. En effet, certains processus achats peuvent être codifiés et automatisés, mais la relation humaine, et les tâches qui en découlent pour la fonction achats, ne peuvent pas être remplacées par une machine (collaboration, innovation, compréhension de l’expérience client, engagement avec les parties prenantes et partenaires, etc.).

Fonction achats en 2030 : les compétences essentielles

Les auteurs de l’étude ont modélisé le potentiel d’automatisation des compétences essentielles à la fonction achats.

Comme évoqué dans la partie précédente, il apparaît que les compétences stratégiques et relationnelles sont les moins enclines à être automatisées, avec en top 3 :

  • La détermination des besoins des clients internes
  • Le développement d’une stratégie d’approvisionnement
  • La création de valeur pour les parties prenantes

A contrario, l’étude met en lumière les compétences qui seront très probablement automatisées, avec notamment :

  • La collecte et l’analyse des données
  • Les études de marché
  • L’utilisation des outils et technologies pour les achats

Rappelons que l’automatisation est d’ores et déjà en ordre de marche et que, dans certaines entreprises, ces compétences sont aujourd’hui gérées par l’intelligence cognitive ou artificielle !

Fonction achats en 2030 : le savoir-être

Les auteurs ont modélisé une autre variante : le potentiel d’automatisation des « soft skills » ou savoir-être au sein de la fonction achats et les résultats sont d’autant plus étonnants.

Tandis que certains savoir-être restent intrinsèquement liés à l’humain, comme la construction de relations, l’influence, la créativité et l’innovation, les répondants ont identifié quatre principales compétences  qui pourraient probablement être digitalisées, et que vous n’aviez surement pas imaginées ! Il s’agit de la communication, la résolution de problèmes, le leadership et la négociation.

Cependant, les nouvelles technologies ont leurs limites. Bien que les robots tiennent aujourd’hui des conversations pertinentes et développent des systèmes de reconnaissance d’expression faciale, les professionnels hésitent encore à confier des tâches au-delà de la communication dite de routine. Par exemple, rédiger un email délicat n’est pas à la portée de la technologie, qui aujourd’hui ne peut pas faire preuve d’empathie.

Quant à la question du leadership, Hugo Britt, Directeur des Contenus de Procurious, relativise : Fonction achats en 2030 : le savoir-êtreLes auteurs ont modélisé une autre variante : le potentiel d’automatisation des « soft skills » ou savoir-être au sein de la fonction achats et les résultats sont d’autant plus étonnants.Tandis que certains savoir-être restent intrinsèquement liés à l’humain, comme la construction de relations, l’influence, la créativité et l’innovation, les répondants ont identifié quatre principales compétences  qui pourraient probablement être digitalisées, et que vous n’aviez surement pas imaginées ! Il s’agit de la communication, la résolution de problèmes, le leadership et la négociation.

Cependant, les nouvelles technologies ont leurs limites. Bien que les robots tiennent aujourd’hui des conversations pertinentes et développent des systèmes de reconnaissance d’expression faciale, les professionnels hésitent encore à confier des tâches au-delà de la communication dite de routine. Par exemple, rédiger un email délicat n’est pas à la portée de la technologie, qui aujourd’hui ne peut pas faire preuve d’empathie.

Quant à la question du leadership, Hugo Britt, Directeur des Contenus de Procurious, relativise : « Il est assez préoccupant de constater que le ‘leadership’ est considéré comme pouvant être automatisé. Si la gestion du personnel se limite à suivre les progrès et les performances, alors ce rôle pourrait très bien être endossé par un logiciel. Mais les vrais leaders apportent tout un ensemble de compétences humaines, y compris la capacité à motiver et à inspirer les autres, à donner l'exemple et à montrer un réel souci du bien-être de leur équipe. »

Ces enseignements rappellent qu’il est essentiel de s’informer sur les évolutions de la fonction achats et de se former continuellement pour anticiper les besoins du métier et donner la bonne direction à sa carrière.

 

 

* Etude réalisée auprès de 590 professionnels des achats

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