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Quelles nouvelles compétences pour la fonction achats ?

Compétence achat
9 octobre 2018
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La fonction achats se transforme et le métier se complexifie, notamment avec la transformation digitale en ordre de marche. L’acheteur doit stimuler l’innovation et la rentabilité tout en renforçant son rôle d’expert.
Pour relever ces nouveaux défis, la fonction achats devra développer de nouvelles compétences, entre savoir-être et appétence digitale…

La fonction achats sur la voie de l’apprentissage

Selon l’étude menée par Deloitte « The Deloitte Global Chief Procurement Officer Survey 2018 », la fonction achats investit dans la formation à la fois technique, comportementale et digitale :

  • Les compétences techniques, telles que la négociation ou le sourcing stratégique, sont aujourd’hui la priorité  pour 41 % des répondants à l’enquête.
  • Les « soft skills » feront l’objet de 36 % des formations pour la fonction achats cette année. Elles porteront notamment sur la gestion de conflit, le partenariat, la collaboration…
  • Les compétences digitales arrivent en 3ème position avec 16 % des formations à venir sur le sujet, chiffre qui devrait aller croissant les années à venir. Les thématiques se concentrent principalement sur l’analyse prédictive et le big data.

Les nouvelles « soft skills » ou savoir-être

Vous l’avez déjà surement lu ou entendu : les « soft skills » sont devenues incontournables. Dans un environnement évoluant rapidement, les connaissances techniques peuvent devenir obsolètes mais pas un état d’esprit ! Selon une étude menée par Robert Half, les « soft skills » ont autant d’importance, si ce n’est davantage, que les « hard skills » pour 52 % des Directeurs Ressources Humaines.

Le rapport édité par Kimoce « L’acheteur indirect cost killer est mort, vive l’acheteur business partner » met en lumière la mutation du métier d’acheteur et les nouvelles aptitudes requises :

  • L’influence

Richard Calvi, Directeur du Master « Achats Logistique » de l’IAE SMB, explique que l’acheteur indirect doit convaincre de la pertinence de ses propositions pour faire adhérer les clients internes et les fournisseurs. Cela demande notamment de l’empathie, de la transparence et de l’humilité.

  • La communication

Il est capital de promouvoir la fonction achat et sa performance, que ce soit en interne et en externe. Pour cela, il convient d’utiliser les bons termes. Selon Jean Potage, Chargé de Cours du Master Qualité Achats à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, les mots « conquérir », « vaincre », ou encore « réduire les coûts » doivent être bannis ! L’écoute active pour valoriser ses interlocuteurs est bien plus efficace.

  • L’agilité et la flexibilité

Face aux nouveaux enjeux auxquels il fait face, l’acheteur doit cultiver une transversalité en termes de savoir et de savoir-faire. Il doit ainsi s’adapter au changement, faire preuve de curiosité et d’ouverture.

  • L’esprit d’initiative et d’entreprise

Faire preuve de volonté, de motivation et de vision projet/objectifs permettront à l’acheteur d’entreprendre librement, en interne comme en externe, pour s’adapter et capitaliser sur la transformation de l’entreprise.

  • La créativité

Porter un regard nouveau et innovant est le nouvel enjeu de l’acheteur qui doit, à nouveau, s’adapter au changement de son environnement. Ouverture et adaptabilité en sont les fondations.

Les nouvelles compétences digitales

Outre les compétences techniques et le savoir-être, la transformation digitale des entreprises crée également un nouveau besoin : les compétences digitales. Les experts s’accordent sur un grand nombre d’entre elles, dont nous en retiendrons deux majeures :

  • Devenir technophile

L’environnement, en perpétuel mouvement, implique que la fonction achats soit à la fois enthousiaste et surtout prête à apprendre continuellement et à implémenter de nouvelles technologies.

  • Jouer le rôle de coordinateur IT

Avec l’arrivée de technologies complexes sur le marché, les acheteurs devront être en mesure de sélectionner les bons outils et ensuite de les coordonner efficacement pour pouvoir capitaliser sur les informations tirées.

La transformation digitale bouleverse la fonction achats mais devrait finalement drainer plus d’opportunités que de risques ! Les perspectives sont stimulantes, la fonction achats se positionnant davantage comme stratégique et créatrice de valeur.

 

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