Le tout premier baromètre des achats de classe C voit le jour

achats de classe c
3 juillet 2019
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Les achats indirects et notamment les achats de classe C, non stratégiques et non récurrents, représentent un réel enjeu de compétitivité pour les entreprises. Cependant, peu d’entre elles ont une vision globale de leur propre maturité en matière de gestion des achats de classe C, ainsi que celle de la moyenne ou des leaders sur leur secteur.

Pour répondre à ce besoin, Manutan vient de publier le tout premier baromètre des achats de classe C sur le secteur de la construction.

Ce baromètre, basé sur la méthodologie Savin’side® a pour objectif de dresser un état des lieux de la gestion des achats de classe C, par secteur d’activité (code NAF[1]), au sein des organisations françaises.  

Savin’side® : méthode d’optimisation des achats de classe C

La méthodologie Savin’side® permet aux entreprises d’optimiser leurs achats de classe C et de réaliser d’importantes économies.

Afin d’identifier les sources de coûts cachés et détecter les leviers d’optimisation les plus adaptés, Savin’side® étudie les comportements d’achats de classe C des entreprises à travers six axes :

  1. La rationalisation des fournisseurs
  2. L’optimisation produits
  3. La digitalisation des transactions
  4. L’optimisation de la logistique
  5. Le déploiement de l’accord
  6. Le pilotage de la qualité

Les achats de classe C, au sein du secteur de la construction

À l’aide de la méthodologie Savin’Side®, Manutan a publié le premier baromètre des achats de classe C sur le secteur de la construction.

Véritable thermomètre de l’économie française, ce secteur représente aujourd’hui près de 8,6 milliards d’euros des investissements en achats de classe C[2].

L’étude révèle que les entreprises du secteur de la construction sont plutôt matures avec une note Savin’side® de 3,1 sur 5. Elles dépensent, en moyenne, 58 € par employé et par an[3], en achats de classe C dans le cadre d’un contrat fournisseurs négocié par les Directions Achats.

Les dépenses en achats de classe C sur ce secteur sont en moyenne de 100 € par an et par salarié. Cela représente une déperdition de 42 € qui est notamment due aux achats sauvages, ces achats réalisés en dehors de la politique achats de l’entreprise.

Aussi, d’importantes disparités existent selon la taille des entreprises.

En effet, 43 % des entreprises, en majorité des petites structures, surperforment avec une note Savin’side® de 3,7 sur 5. Elles ont en moyenne une dépense de 65 € par employé et par an en achats de classe C dans le cadre d’un contrat négocié.

À l’inverse, la note moyenne Savin’side® des grandes entreprises étudiées chute à 2,6 sur 5 et leur dépense moyenne à 41 € par employé et par an. Cela s’explique par l’organisation intrinsèque des grandes entreprises qui gèrent une multitude de petits sites. Il apparaît qu’au cours de leur croissance organique et/ou externe, les grandes entreprises ont des difficultés à faire appliquer leurs politiques d’achat centralisées sur leurs petits sites.

Finalement, la gestion des achats de classe C au sein du secteur de la construction est contrastée. Deux enjeux intrinsèquement liés subsistent : le déploiement des contrats et la digitalisation des transactions.

 

 

Chaque trimestre, un nouveau secteur d’activité sera analysé. Les prochains secteurs audités seront ceux des transports, de l’automobile, de l’énergie, de l’aéronautique, de la pétrochimie et des services.

 

[1] Nomenclature d’activités française

[2] Calculé à partir du chiffre d’affaires annuel indiqué par Le Moniteur dans son classement “Top 1000 du BTP”

[3] 3 Selon nos estimations, le potentiel des dépenses générées dans le secteur de la construction est de 100 € par employé et par an.

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