Définition des achats sauvages

Définition achats sauvages
6 juin 2019
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Les achats sauvages représentent tous les produits et services dont les entreprises ont besoin de façon ponctuelle et irrégulière pour faire face aux événements du quotidien. Très souvent, ces achats sont réalisés en urgence et ne respectent pas la politique achats mise en place.

Dans ce dossier, vous trouverez toutes les réponses à vos questions sur les achats sauvages :

Quelle est la définition des achats sauvages ?

Les achats sauvages, aussi appelés achats de classe C, achats spot ou achats ad hocs, représentent en moyenne 5 % du volume d’achats des entreprises. Il s’agit de tous les produits et services dont les entreprises ont besoin de façon ponctuelle et irrégulière pour fonctionner au quotidien mais qui n’entrent pas directement dans le cœur de leur prestation.

Le plus souvent, ces achats échappent au contrôle des Directions des Achats car ils sont réalisés en urgence par les utilisateurs, sans respecter la politique achats mise en place. Cela peut prendre la forme de rayonnages additionnels pour stocker un volume inattendu de produits, des chaises de dernière minute pour un séminaire, du sel pour le parking lorsqu’il neige…

Les achats sauvages constituent un véritable casse-tête pour les services Achats car il est extrêmement difficile de les identifier, et ainsi d’en optimiser la gestion. Plus de la moitié des professionnels des achats indirects citent d’ailleurs les achats sauvages comme l’une de leurs principales problématiques aujourd’hui[1]. Pourtant, ces achats représentent une source majeure d’économies.

Par quoi se caractérisent les achats sauvages ?

  • Des achats hors de contrôle

Les achats sauvages sont intitulés ainsi car leur gestion est complètement déstructurée. Il peut s’agir d’achats réalisés auprès de fournisseurs non-référencés (74 %), via un canal non-approuvé (68 %) ou à un prix autre que celui négocié (34 %)[2].

On peut se demander : quelles-sont les raisons qui poussent les utilisateurs finaux à de telles pratiques ? La plupart du temps, ces derniers ne comprennent pas ou ne considèrent pas la politique achats, ils pensent que ces achats sont trop anodins pour avoir un réel impact ou encore que les services Achats manquent d’influence au sein de leur entreprise.

  • Des coûts administratifs élevés

Les achats sauvages concentrent à eux seuls 80 % des coûts administratifs. En effet, derrière ces nombreux produits commandés sporadiquement, il y a des dizaines de fournisseurs à créer et à gérer, des centaines de transactions à traiter, des milliers de livraisons à organiser.

Quand on sait que le coût de gestion annuel d’un fournisseur est évalué autour de 1 000 € et le coût moyen d’une transaction entre 95 et 19 € (selon le niveau de digitalisation)[3] et, on s’aperçoit qu’in fine les économies potentielles sont considérables.

Comment maîtriser ces achats sauvages ?

Deux stratégies sont particulièrement plébiscitées car elles représentent les plus forts leviers d’économies et adressent les origines mêmes des achats sauvages :

Rationaliser son panel fournisseurs en identifiant un fournisseur de référence, avec une offre extrêmement large de produits indirects, permet de mieux couvrir les besoins des utilisateurs qui jusqu’alors réalisaient leurs achats sauvages auprès de fournisseurs non-référencés. De plus, en concentrant les volumes, l’entreprise peut négocier une remise d’ensemble et réduire ses coûts administratifs.

  • La mise en place d’une solution de Procure-To-Pay

S’équiper d’une solution e-procurement et notamment d’un catalogue électronique permet aux utilisateurs de disposer d’une plateforme unique pour chercher tous les produits indirects souhaités, en appliquant le processus de commande interne. Cela offre également aux entreprises un réapprovisionnement plus rapide de leurs stocks ainsi qu’une livraison directe et maîtrisée par le fournisseur des produits très encombrants ou à plus faible rotation.

De plus, dématérialiser ses transactions présente de multiples avantages : meilleure visibilité et meilleure gestion des dépenses dont celles liées aux achats sauvages, réduction des délais de traitement, automatisation des tâches à faible valeur ajoutée, amélioration de la satisfaction clients… mais surtout réduction des coûts transactionnels (ces derniers pouvant être divisés jusqu’à cinq !).

Aussi puissantes et simples d’utilisation que sont ces stratégies, il ne suffit pas de les déployer pour que les achats sauvages soient éradiqués. Il est nécessaire d’accompagner leur mise en place en interne à travers une véritable stratégie relationnelle. Les Directions des Achats ont alors besoin à la fois du soutien de leur Direction Générale mais aussi d’un fournisseur partenaire capable de visiter et d’informer l’ensemble des sites de l’entreprise pour faire adhérer les différents interlocuteurs (achats, approvisionneurs, utilisateurs...).

 

[1] Achats Indirects & Digital Meet Up

[2] The Hackett Group

[3] APECA