La mission des acheteurs indirects : devenir un véritable partenaire du quotidien

La mission des acheteurs indirects
9 avril 2019
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Longtemps reléguée au second rang et considérée comme peu stratégique, la fonction achats est aujourd’hui de plus en plus intégrée aux comités de direction (une sur deux contre une sur dix il y a 20 ans[1]).

Si une approche structurelle et très organisée est déjà mise en place dans les directions achats directs elle s’étend également aujourd’hui aux achats indirects ; avec comme objectif une optimisation des coûts pour un volume d’achats toujours plus conséquent.

Cette volonté de structurer peut prendre plusieurs formes : recrutement de category managers dédiés aux achats indirects, management par régions, synergie entre les filiales, etc.

Les nouveaux enjeux du métier d’acheteur

Le métier d’acheteur de produits et services non stratégiques ou indirects tend donc à évoluer vers de nouvelles missions : la limitation des dépenses – qui reste inhérente à tout poste d’acheteur –, mais également le niveau de véracité des informations transmises, la gestion de la relation fournisseurs, la mutualisation des contrats ou encore la gestion de projets.

Enfin, les acheteurs doivent être capables de promouvoir leur métier en interne, d’en expliquer clairement les bénéfices et de construire une relation de confiance avec les clients internes. Pour faire simple, ils doivent convaincre leurs collaborateurs et s’imposer comme de vrais partenaires, en charge d’améliorer leurs conditions de travail et de leur apporter un certain niveau de confort au quotidien.

Les compétences humaines au cœur de la démarche

Ces nouvelles attentes ont favorisé l’émergence de formations spécialisées pour les métiers d’acheteur. S’il y a quelques années, un master en commerce ou en marketing était plébiscité par les employeurs, ces derniers recherchent à présent des profils détenteurs de mastères spécialisés, notamment avec des compétences en communication, gestion de projets ou encore audit qualité.

Par ailleurs, ces exigences vont de pair avec la transformation digitale et notamment l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée. Les acheteurs devront ainsi bientôt développer de nouvelles qualités humaines (collaboration, influence, créativité, adaptation…) lorsqu’une partie de leurs tâches sera assumée par des algorithmes dédiés.

Un besoin de soutien

Afin de donner une belle visibilité aux achats indirects, en prenant en compte la complexité de leur structure, il est essentiel d’avoir un soutien interne, assuré par le comité de direction ou la direction achats.

Cela garantit la pertinence de leur projet auprès des clients internes et apporte une légitimité à leurs missions.

La fonction acheteurs indirects est donc amenée à évoluer en privilégiant une approche plus stratégique, qui va au-delà de la simple maîtrise des coûts. Les acheteurs de demain devront mettre à profit leurs compétences humaines et insuffler une réelle valeur ajoutée dans leur approche. Pour cela, ils devront également pouvoir compter sur une valorisation de leurs missions de la part de leur hiérarchie.

 

[1] Robert Walters, décembre 2018

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